2017 : le nomadisme continue-t-il de faire des émules ?

Depuis 2010, un tournant dans l’approche du temps et du cadre de travail dans les entreprises. Déjà, en 2011, 70% des cadres déclaraient travailler régulièrement en dehors de leur bureau dédié.

La frontière entre vie privée et vie professionnelle est devenue quasi inexistante avec l’arrivée d’e-mails et messages divers en dehors des heures de bureau et le week-end. Le numérique partout, tout le temps a vite trouvé son espace de vie mais aussi son cadre non pas physique mais de fonctionnement. Les entreprises, avant même l’édification de loi spécifique ont mis en place des règles de fonctionnement, comme l’heure maximale d’envoi de mail et la non-prise en compte des mails envoyés le week-end. Le management d’Adidas en fut  pionnier avec notamment des indications de « bonne conduite numérique ». En 2017, le nomadisme possède-t-il le même visage  ou bien a-t-il d’autres visages ? Trois évolutions qui ont transformé le nomadisme en mode de travail plus sécurisé et répandu avec l’apparition en interne de l’entreprise, d’une autre forme de nomadisme : le « flex-office » au bureau.

 

L’évolution des accessibilités numériques favorisant le nomadisme

Les outils informatiques et numériques ont évolué ainsi que les pratiques. Le Smartphone est entré dans les habitudes et les tablettes participent à l’accessibilité plus facile à l’information. Plus d’incongruité, juste une banalisation de l’usage. Les lieux aussi permettent aux nomades, le temps d’une heure, de se poser et de continuer leur travail. Les modes de transport, la voiture ou comme le tout dernier TGV, apportent leurs solutions en mobilité pour tous.  Les lieux comme des garants de travail proposant des outils de bureau mobile et d’accessibilité quasi immédiate. Second facteur déterminant du nomadisme, le développement fulgurant de la 3G et maintenant 4G qui amplifie les connections haut débit. Bien sûr pas partout, les territoires ont un maillage encore disruptif, mais la tendance est là et les habitudes aussi.

 

 

L’évolution du management en faveur du nomadisme

Le management, sous l’effet de trois grandes influences, s’est désolidarisé de son statut historiquement pyramidal : la mondialisation et l’influence anglo-saxonne plus encline à des  hiérarchies moins formelles, mais pas seulement. Il a fallu la montée de la nouvelle génération internet qui a bousculé les codes du fordisme et de l’organisation de son travail. A cette mutation générationnelle, s’est ajouté la fulgurance de l’information et du mode décloisonnant d’internet dans les réseaux d’entreprise ; rapidité, facilité, accessibilité à tous, ont changé le visage du management moderne. Les entreprises ont ainsi accédé, de manière souvent empirique, à de nouvelles formes de management permettant l’éclosion du télétravail avant même que la législation n’est pu encadrer cette émergence. Un management de type « soft power » qui permet aux nouvelles organisations naissantes de prendre leur place sans heurt ni rupture brutale pour l’entreprise. Une volonté pour les entreprises de trouver face à des marchés parfois saturés de nouvelles créativités, innovations !

 

 

L’évolution des espaces de travail du nomadisme au flex-office

Si dans un premier temps, le nomadisme concernait principalement les cadres,  il s’est peu à peu étendu à toutes les strates de l’entreprise. Cette tendance  au fil des quelques années, comme une mutation, s’est installée au sein même de l’entreprise et mise en place de manière volontariste et convaincue par l’entreprise comme une nouvelle forme de créativité : le Flex-office. La plupart des salariés ayant eu, au moins une fois, la possibilité de tester le nomadisme à l’extérieur de l’entreprise, peuvent trouver « naturel » son application intra-muros de la société. Et c’est ainsi que les entreprises qui ont décidé l’installation du Flex-office mettent en oeuvre des espaces de travail hyper-connectés, hyper-accessibles, et surtout avec une organisation des flux qui a pour but de laisser les salariés trouver leurs espaces en fonction de leurs tâches pour de nouvelles interactions et de nouvelles rencontres au sein de l’entreprise.

 

« Le nomade ne se met pas en marche s’il n’a pas une Terre promise à laquelle rêver* », Pour l’entreprise c’est la recherche de nouveau horizons comme de nouvelles promesses de solutions et d’innovations. Ainsi, les entreprises intègrent non seulement le nomadisme externe, mais aussi l’interne en permettant l’introduction d’espace de travail non attitré : le Flex-office. ARCH.DESIGN, spécialiste des agencements de bureaux professionnels et d’espaces de travail renouvelés sait mettre en perspective le nomadisme et le Flex-office adaptés à chaque entreprise.

 

* Jacques Attali

Arch.

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